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Un oeil dans le rétroviseur - Page 2

  • La bataille pour les droits humains

    La bataille pour les droits humains n’est jamais définitivement gagnée, où que ce soit et à quelque époque que ce soit. La ligne de front bouge sans cesse, et nous ne devons jamais relâcher notre vigilance. Cela n’a peut-être jamais été aussi évident dans toute l’histoire des droits humains. Or, confrontés à des défis sans précédent aux quatre coins du monde, des femmes et des hommes montrent, encore et encore, qu’ils ont une soif de justice, de dignité et d’égalité que rien ne peut étancher. Ils continuent à exprimer leurs aspirations sous des formes audacieuses et renouvelées, quitte, souvent, à le payer très cher. Cette bataille mondiale des valeurs a atteint un nouveau seuil d’intensité en 2017. Les attaques contre les valeurs fondamentales qui sont à la base des droits humains – qui reconnaissent la dignité et l’égalité de toutes et de tous – ont pris des proportions considérables. Les conflits, alimentés par le commerce international des armes, continuent de faire un nombre de victimes civiles effrayant, souvent à dessein. Que ce soit dans la catastrophe humanitaire en cours au Yémen, exacerbée par le blocus imposé par l’Arabie saoudite, dans l’attitude des forces régulières et internationales déployées en Irak et en Syrie, qui ont tué aveuglément des civils utilisés comme boucliers humains par le groupe armé se désignant sous le nom d’État islamique, ou dans les violations du droit international qui jettent sur les routes d’innombrables personnes originaires du Soudan du Sud, on constate que les parties aux multiples conflits qui déchirent la planète ne cherchent même plus, dans certains cas, à maintenir ne serait-ce qu’un semblant de respect des obligations qui sont les leurs en matière de protection des civils. Les dirigeants des pays les plus riches continuent d’adopter face à la crise planétaire des réfugiés une attitude qui allie l’esquive à l’inhumanité pure et simple, considérant les réfugiés non pas comme des êtres humains détenteurs de droits, mais comme des problèmes à éluder. La tentative du président américain Donald Trump d’interdire l’entrée aux États-Unis à tous les ressortissants de plusieurs pays à majorité musulmane, uniquement au motif de leur nationalité, était une action ouvertement haineuse. La plupart des dirigeants européens se sont refusés à relever concrètement le grand défi d’une régulation des mouvements migratoires à la fois légale et sans danger, et ils ont décidé que pratiquement tout leur était permis pour empêcher les réfugiés d’atteindre les côtes du continent. La manière scandaleuse dont sont traités les réfugiés en Libye, et dont les dirigeants européens ont parfaitement connaissance, illustre bien les conséquences inévitables d’une telle approche. En Europe comme en Afrique, le spectre de la haine et de la peur a plané sur toute une série d’élections importantes. En Autriche, en France, en Allemagne et aux Pays-Bas, certains candidats ont cherché à traduire les angoisses sociales et économiques en peur et en ressentiment, en particulier à l’égard des migrants, des réfugiés et des minorités religieuses. Au Kenya, les élections présidentielles d’août et d’octobre ont été entachées d’actes d’intimidation et de violence, fondés notamment sur l’identité ethnique.

  • Italie sans famille

    Récemment, j'ai participé à un incentive en Italie. Ce sympathique voyage visait d'une part à mieux connaître nos nouveaux collègues (suite à une fusion avec une autre entreprise), et d'autre part, de faire un break loin du bureau. En fait, si ce voyage n'avait pas eu lieu, j'aurais peut-être pris des congés (vous n'imaginez pas comme une fusion peut être énergivore et mettre tout le monde sur les nerfs). De manière générale, je suis du genre à penser que le travail rend libre. Mais j'estime aussi que, par moment, il faut savoir lâcher prise. Ce que je n'ai pas manqué de faire lors de ce dernier voyage : tout comme mes collègues, je m'en suis donné à coeur joie. C'est d'ailleurs assez marrant, comme j'ai changé de point de vue sur les incentives, au fil du temps. Au début, j'avais du mal à apprécier pleinement : il s'agissait de voyages professionnels déguisés et je pensais que je devais surveiller mon comportement. Mais j'ai découvert que ce type de voyage avait d'autres avantages. Ce sont en effet des vacances qui se font entre collègues, et non avec sa famille. Et ça, c'est une sacrée aubaine, en fin de compte ! Non, je ne suis pas un père et un époux indigne. J'adore ma femme et j'adore mes enfants. Mais avec eux, il y a certains voyages, certaines activités que je ne peux plus effectuer. Et j'ai fini par réaliser que toutes ces expériences, je pouvais en fait les réaliser pleinement lors des incentives. Du coup, c'est toujours avec un grand plaisir que je les accueille, quand la direction en propose un. Encore une fois, j'adore ma famille, mais j'ai remarqué que parfois, c'est plaisant de souffler un peu. Même quand on a une vie de rêve, on finit par ne plus s'en rendre compte, si on ne prend pas parfois ses distances. Bref j'ai énormément profité de cet incentive. D'ailleurs, je vous mets en lien l'agence qui s'en est occupée, si vous cherchez à monter un événement de ce genre avec votre entreprise. En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste renommé de cette expérience incentive en Italie.

  • Petit détournement de fond

    Le responsable administratif et financier du laboratoire de météorologie dynamique basé à Palaiseau a détourné de l’argent public auprès du CNRS et de Polytechnique. Il vient d’être interpellé. Le laboratoire de météorologie dynamique (LMD) installé à Palaiseau est à la pointe des recherches sur le réchauffement climatique. Mais, juste avant le réveillon, c’est la section de recherche de la gendarmerie qui a vu aboutir son travail d’investigation autour de ce laboratoire. Les militaires ont interpellé celui qui était le responsable administratif et financier de cette structure jusqu’en septembre 2016. Avec sa compagne, ce fonctionnaire est soupçonné d’avoir détourné près 1,6 M€ d’argent public, comme l’a révélé le journal Le Point. Le LMD, géré par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), est sous la tutelle partagée de Polytechnique, l’École normale supérieure et l’université Pierre-et-Marie-Curie. « Afin de regrouper les compétences, les laboratoires sont souvent confiés conjointement à plusieurs organismes », indique un employé. Profitant de cet « éparpillement des responsabilités », celui qui avait la « délégation pour les écritures comptables » aurait donc détourné 1,1 M€ au CNRS dont le siège est basé à Paris, 35 000 € à l’école Polytechnique, près de 150 000 € à l’Ecole normale supérieure et autant à l’université Pierre-et-Marie-Curie. Il avait également créé un emploi fictif pour sa compagne au sein du CNRS et aurait empoché par ce biais près de 200 000 €. La fraude aurait débuté en 2005, avant d’être découverte en 2016 en interne. « Le jeu d’écritures comptables était indécelable au premier abord, indique une source proche du dossier. C’est l’emploi fictif qui l’a trahi. » Face à quelques incohérences, un audit financier est commandé par le CNRS, qui gère par ailleurs 1 100 laboratoires dans l’Hexagone. Et, le 15 juin 2016, la supercherie est découverte. Polytechnique, sur l’emprise de laquelle est situé le laboratoire, et le CNRS.