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  • Voltige aérienne: se faire secouer

    La semaine dernière, j'ai réalisé mon premier vol de voltige aérienne. Un truc que je rêvais de vivre depuis pas mal de temps, mais que je remettais tout le temps à la semaine des 4 jeudis. Ca s'est passé au petit aéro-club belge de Courtrai, où j'ai fait la connaissance de mon pilote : Florian. Celui-ci m'a tout d'abord fait découvrir notre appareil (un Extra 330 LX, pour ceux qui connaissent), puis je suis aller revêtir ma combinaison de vol. Ensuite, on est partis pour un quart d'heure de folie à plein régime où 'ai vu toute ma vie défiler devant mes yeux. Entre deux boucles, vols sur le dos et autres atrocités, je crois bien avoir dit quelques blasphèmes. Pas grave, mon pilote ne s'est pas formalisé. A partir d'un certain moment, j'ai commencé à me sentir vraiment patraque, et Florian a voulu calmer le jeu. Mais mon estomac n'a pas voulu se calmer et j'ai dû faire appel au sac à vomi qu'on m'avait livré avant d'embarquer. Je n'aurais peut-être pas dû prétendre que tout allait pour le mieux quand je sentais mon estomac se rappeler à mon bon souvenir. Mais même cet incident ne m'a pas gâché le vol. Lors des manoeuvres, nous sommes passés de -3,2G à 6G. C'est-à-dire que dans certaines boucles, nous pesions 6 fois notre poids ! Je vous laisse deviner ce qu'on ressent. Le plus dur, c'est tout de même quand on est en G négatifs : c'est là qu'on devient clairement patraque. Dans les phases d'hyper-gravité, ce que vous avez mangé avant le vol reste bien tranquillement dans l'estomac. Alors qu'en micro-gravité, il a curieusement tendance à vouloir repeindre le cockpit. Pour couronner le tout, Florian m'a permis de manoeuvrer l'appareil l'espace d'un instant. J'ai donc pu exécuter une vrille avant qu'on rejoigne l'aéro-club ! Je peux vous assurer qu'il m'a fallu un bout de temps pour retrouver mes esprits. Si vous n'avez jamais tenté, je vous invite fortement à essayer. Les sensations sont vraiment au rendez-vous. En tout cas, si on m'en donnait la possibilité, je foncerais sans hésiter (comment ça, un message caché ?) ! Je vous mets le lien vers la page de mon vol à Courtrai. Ames sensibles s'abstenir ! Retrouvez plus d'informations sur l'organisateur de ce de ce voltige aérienne.

  • De nouveau une petite baisse des surfaces de blé dur

    Les surfaces de blé dur sont en baisse de 1,5 %, voire davantage selon les dernières estimations. On se situe quand même bien au-dessus de la moyenne quinquennale 2013-17 (+ 7 %). Les plus forts reculs, de plus de 5 %, ont été enregistrés dans le Centre-Val de Loire. C’est dans cette zone que la culture avait gagné le plus d’hectares, deux années de suite en 2015 et 2016. C’est certain, l’espèce blé dur a été boostée par le plan de développement ambitieux lancé en 2015 par les acteurs de la filière. À l’automne dernier, au moment des semis, le cours du blé dur avait fléchi. Le repli s’est poursuivi, sous le poids d’une offre abondante. Ainsi, le différentiel de cours entre les deux espèces blé dur et blé tendre n’a pas joué en sa faveur. De nouveau, le taux d’utilisation du blé dur perd plusieurs points, pour s’établir autour de 71 %. On s’éloigne du très bon chiffre de 89 % enregistré en 2016, qui s’expliquait à la fois par le boom des surfaces et par le fort renouvellement variétal. Les surfaces d’orge d’hiver sont estimées à 1,37 million d’hectares, perdant environ 2 % sur l’année précédente. On reste bien au-dessus de la moyenne de ces cinq dernières années. C’est dans la région Lorraine que  la  culture  recule le plus. Comme pour le blé, et pour des raisons similaires, on enregistre une baisse du taux d’utilisation. Relative stabilité du triticale autour de 310 000 ha, cette espèce a néanmoins perdu plus de 10 % par rapport à la moyenne 2013-2017. De même, l’avoine d’hiver évolue peu et les surfaces restent à un niveau assez faible en France.