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Un oeil dans le rétroviseur

  • Des dépenses publiques élevées, des résultats insuffisants

    En France, les dépenses publiques sont un problème épineux que personne ne semble être en mesure de résoudre. Elles se sont ainsi élevées à 1 257 Md€ en 2016, dépassant de près de 30  % leur niveau de 2006, soit une progression annuelle moyenne de 2,5 % en valeur et 1,4 % en volume. Depuis 1982, les dépenses publiques rapportées au PIB ont augmenté de plus de 7 points, passant de 49,9 à 57,3 points de PIB en 2014 pour redescendre à 57 points en 2015 puis 56,2 en 2016. Cette évolution n’a été interrompue que durant de brèves périodes de forte progression du PIB. Même s’il convient de les interpréter avec prudence, les comparaisons avec les autres pays européens mettent en évidence une double singularité de la France. D'abord, un niveau de dépenses publiques plus élevé que la quasi-totalité de ses partenaires européens  : 56,2  points de PIB en 2016 en France, contre 46,6  points pour l’Union européenne et 47,7 points de PIB pour la zone euro. La France se situe 12  points au-dessus de l’Allemagne et 14 points au-dessus du Royaume-Uni. Ensuite, uune croissance de sa dépense publique qui ne s’infléchit pas  : alors que la plupart des États membres de l’Union européenne et de la zone euro ont sensiblement réduit la part de leurs dépenses publiques dans le PIB après la crise financière, tel n’est pas le cas pour la France et l’Italie. De surcroît, nombre d’études et d’évaluations réalisées par la Cour, des institutions de recherche ou des organismes internationaux montrent que le haut niveau de dépenses publiques en France ne s’accompagne pas nécessairement de résultats à la hauteur des efforts consentis. C’est par exemple le cas en matière de politiques du logement, de l’emploi ou d’éducation. C'est donc tout un système de dépenses qui est à revoir !

  • En parachute

    Lorsque j'ai avisé mes amis de mon intention de réaliser un saut en parachute, certains ont pris cela à la plaisanterie. A les écouter, j'étais un enfant refusant de grandir. Autant vous dire qu'ils n'auraient pas pu plus se tromper quant à ce que signifiait ce saut pour moi. Mais étant donné que je ne me décourage pas facilement, j'ai donc réalisé mon saut de l'ange contre vents et marées. C'était il y a quelques jours, du côté de Nice. L'expérience était certes fabuleuse, mais ce n'est pas de ce saut dont j'aimerais parler ici. Je voudrais revenir ici sur les raisons qui m'ont incité à faire ce grand saut, au cas où vous auriez la même réaction que les personnes susmentionnées. Contrairement à ce que vous pourriez croire, un saut en chute libre est un peu plus qu'un simple saut. S'il y a un truc dont je suis persuadé, c'est que, de nos jours, nous ne risquons plus assez. Rendez-vous compte. Durant des milliers d'années, l'homme a été sans cesse en danger. La nature lui était hostile et recelait de nombreuses menaces. Et ce sont ces épées de Damoclès qui ont au final rendu notre évolution possible. Le risque est pour nous bien plus qu'une source de désagrément : c'est un impératif. En effet, c'est grâce à lui que nous nous sentons plus forts. Quand nous le bravons et en ressortons indemne, nous prenons conscience de notre propre puissance et ressortons plus grands de ce combat. Nous atteignons ainsi de nouveaux sommets, et pour une raison bien simple : nous avons su nous dépasser. Du coup, si le risque est la condition essentielle de notre évolution, qu'en est-il de nos perspectives d'avenir dans une société où nous nous avons appris à nous libérer du risque ? A mon sens (mais cette opinion n'engage que moi), il n'a jamais été aussi important de nous soumettre nous-mêmes à des épreuves. Pour dépasser nos propres limites, encore et toujours. Et le risque à prendre n'a pas à être grand. Il peut s'agir de s'initier au surf, de s'essayer au quad, ou alors de sauter de 10 000 pieds... Je vous mets en lien le site où j'ai déniché ce baptême en tandem à Nice, pour ceux qui auraient envie de renouer avec leur instinct. Cliquez sur le lien pour en savoir plus sur ce saut en parachute.

  • Respecter le contrat nucléaire

    Téhéran respecte l’accord sur le nucléaire iranien, ce qui a été plusieurs fois confirmé par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ce qui n’est pas le cas de Washington, a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif. Interviewé par la chaîne américaine CNN, le chef de la diplomatie iranienne Javad Zarif a signalé qu'alors que son pays accomplissait ses obligations dans le cadre de l'accord nucléaire, Washington ne respectait pas les siennes. Selon le ministre iranien, la décision conjointe des parties prévoyait que la seule organisation responsable pour la vérification de l'accord nucléaire serait l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). «Et pour l'instant, l'AIEA a déjà à sept reprises déclaré que l'Iran accomplissait pleinement et sérieusement ses obligations», a signalé Javad Zarif. La Maison-Blanche a entre-temps déclaré que le Président américain Donald Trump comptait utiliser sa visite au G20 à Hambourg pour persuader les autres pays de ne pas traiter avec l'Iran, ce qui représente une violation de l'accord, a précisé le ministre iranien. Le 14 juillet 2015, l'Iran et les médiateurs internationaux sont parvenus à un accord historique ayant pour but de régler le problème du nucléaire iranien. Le plan du règlement a été adopté. Il est entré en vigueur le 16 janvier 2016.